Il y a quelques années, j'ai ressenti la nécessité de percer des trous dans mes toiles.
J'ai percé à l'aveugle, et sans le savoir, j'ai ouvert un passage.
J'ai cheminé longtemps à l'intèrieur, tatonnant vers le monde extèrieur, au travers de vides créés dans mes toiles.
Ce fût une véritable mue.
Je regardais dehors sans être vue, comme au travers de persiennes.
Au cours de ce voyage, l'appel du dehors s'est fait plus pressant. Les fenêtres se sont ouvertes, créant des appels d'air, me délestant de vieux oripeaux, faisant voler en éclats des remparts de certitudes et de raideurs.
Au bout du chemin, je me trouve sur le seuil, tournée vers le dehors.
Un pas de plus et j'appréhende l'inconnu.




 
 
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